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Scream

1996

Crime / Horror

1h51

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Audrey

Audrey rated 6/10

« Il ne faut jamais demander qui est là. Toi qui aimes les films d’horreur, tu devrais savoir que ça porte-malheur. » Scream ou quand un mystérieux tueur poignarde à tout va. Le slasher, genre popularisé par Halloween de John Carpenter, avait fini par s’essouffler au fil des années 1980 et 1990, submergé par des suites opportunistes et sans âme. Ce qui était au départ une véritable forme cinématographique s’était réduit à une succession de clichés, au point d’être considéré comme enterré. C’est alors que Wes Craven, maître de l’horreur déjà derrière Les Griffes de la Nuit, décide de frapper un grand coup en 1996 avec Scream. Plus qu’un simple film, il signe une renaissance du genre, en offrant un film à la fois effrayant, ironique et brillamment écrit. La grande force de Scream est d’avoir compris que le public connaissait déjà trop bien les recettes du slasher. Plutôt que de les répéter, Craven les détourne. À travers des dialogues intelligents et bourrés de références à la pop culture, Scream devient une satire autant qu’un hommage. Le spectateur est constamment pris à revers : l’humour cinglant s’entrelace avec une tension omniprésente, rendant chaque rebondissement à la fois surprenant et terrifiant. Impossible d’évoquer Scream sans parler de Ghostface, devenu une figure culte du cinéma d’horreur. Contrairement aux boogeymen invincibles comme Jason ou Michael Myers, Ghostface est humain : il trébuche, se cogne, s’essouffle. Pourtant, son sadisme n’en est que plus glaçant, notamment grâce à son jeu psychologique au téléphone. C’est un tueur implacable qui va se servir des codes du cinéma d'horreur pour façonner ses meurtres. Il incarne à la perfection cette nouvelle approche du slasher : réaliste, imprévisible et profondément perturbante. La réalisation de Wes Craven est un modèle de précision. La mise en scène est incroyable, usant habilement de la caméra par des cadres intelligents qui insuffle un suspense constant, sublimé par une violence crue et des meurtres inventifs. La scène d'ouverture parfaitement millimétrée illustre tout le talent et l'intelligence entourant cette oeuvre. 13 minutes de génie absolues. 13 minutes de maîtrise a l'état pur. 13 minutes de tension insoutenable, où chaque plan, chaque mot, chaque note de musique, sont parfaitement coordonnées pour offrir un ensemble absolument parfait. Le dernier acte est tout aussi marquant. La révélation de l’identité du tueur ne se contente pas de surprendre : elle soulève aussi une réflexion sur l’influence du cinéma d’horreur sur la jeunesse. Craven joue ici avec une peur des années 90, même si aujourd’hui encore d’actualité : et si la violence des écrans rendait les jeunes dangereux ? Mais au lieu de répondre clairement, il s’amuse de cette inquiétude, transformant son film en miroir ironique. Cette mise en abyme donne à Scream une profondeur supplémentaire, rare pour le genre. La distribution joue un rôle clé dans le succès du film. Neve Campbell incarne une Sidney Prescott à la fois vulnérable et forte, devenant une nouvelle “final girl” iconique, digne héritière de Jamie Lee Curtis. Autour d’elle, chaque acteur apporte une énergie sincère et investie, renforçant la crédibilité du récit et la tension dramatique. Au final, les règles du slasher, un rempart formidable contre le mal « -Dans tous bons films gores, il y a des règles immuables à respecter si on souhaite rester vivant jusqu’au mot fin. Procédons dans l’ordre. Règle numéro un : surtout, jamais de sexe. -Oh ! Non ! Bouhhhh !!! -Pas d'exceptions. Pas d'exceptions ! En langage gore, « sexe » rime avec « mort ». Ok ? Règle numéro deux : ne jamais picoler ni se shooter. Boire est un acte avilissant qui conduit toujours à enfreindre la règle numéro un. Règle numéro trois : ne jamais, au grand jamais, dire en sortant d’une pièce « je reviens tout-de-suite » parce-qu’on en revient jamais. -Je vais chercher une bière. Qui en veut une ? -Ouais, je veux bien. -Je reviens tout-de-suite ! »

Community Reviews

Public Opinion

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6.3k reviews

memorizer logo

8.3/10

allociné logo

5.0/5

Press

3.7/5

Spect.

Viewers generally praise 'Scream' for its clever blend of horror and self-aware humor, appreciating its fresh take on the slasher genre. The iconic Ghostface killer and the suspenseful, twist-filled plot keep audiences engaged, while the film's ability to poke fun at horror clichés is a highlight. However, some find certain character reactions unrealistic and the ending overly convoluted, feeling it stretches believability.

👍 Revitalizes the slasher genre with smart, self-referential humor.

👎 Ending may feel overly complex and unrealistic to some.

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Synopsis

A year after the murder of her mother, a teenage girl is terrorized by a new killer, who targets the girl and her friends by using horror films as part of a deadly game.

Reviews and Comments

1007 reviews
Romain Braut
Romain Brautrated ★ 8/10
Yesterday

Un classique des films d’horreur avec une pression et tension constante !

Frédéric FILLOL
Frédéric FILLOLrated ★ 8/10
December 14, 2025

À l’époque c’était génial…

Phil Hanras 늑대
Phil Hanras 늑대rated ★ 7/10
November 14, 2025

Retour du slasher au grand écran, « Scream » rend hommage des vieux films d’horreur des années 1970-80, nerveusement.

Z
Zoérated ★ 8/10
November 7, 2025

Yrp bien mais pas flippant

Clem
Clemrated ★ 6/10
November 1, 2025

J’aime bien Scream, surtout pour son ton mordant et son mélange d’horreur et d’humour. Le film joue intelligemment avec les codes du slasher : il se moque des clichés tout en les utilisant, ce qui le rend à la fois effrayant et malin. Cela dit, certains passages paraissent un peu datés aujourd’hui, et l’intrigue repose sur des ficelles qu’on devine vite si on connaît le genre. Mais l’énergie, les dialogues pleins d’ironie et la mise en scène nerveuse de Wes Craven en font toujours un classique efficace. Un film qui amuse autant qu’il fait sursauter.

HI
Hafsa Ismaelrated ★ 9/10
November 1, 2025

BILLY LOOMIS, j’ai pas besoin d’en dire plus

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