
Soul
2020
•
Animation / Family
•
1h40
Audrey rated 7/10
« - T'inquiète elles vont bien. On ne broie pas les âmes ici. Pour ça, on les envoie sur Terre. » Avec Soul, Disney ose aborder un sujet ambitieux : notre âme, notre accomplissement personnel et, au fond, cette force mystérieuse qui nous pousse à vouloir vivre envers et contre tout. Vaste programme. Pour représenter visuellement l’au-delà, l’inconscient et d’autres concepts aussi brumeux, il fallait une animation à la hauteur. Le pari est réussi : l’outre-monde de Soul se distingue par ses formes aux contours flous, évoquant la nature impalpable des âmes. Techniquement, il s’agit d’un véritable défi d’animation, relevé avec brio par les équipes Pixar. Le film joue également avec les styles visuels, alternant avec fluidité entre 2D et 3D. Ce n’est pas la première fois que Disney aborde la mort (Coco, Là-Haut) mais contrairement aux Disney traditionnels, Soul s’ouvre sur la mort du héros. Ici, l’au-delà n’est qu’un miroir pour mieux mettre en lumière la vie. Si ses couleurs vives et ses personnages attachants semblent taillés pour les enfants, les thèmes qu’il explore — le sens de la vie, l’identité, l’accomplissement personnel, le poids des regrets — s’adressent clairement aux adultes. En fait, aux vues des questions qu’il pose - quel sens donner à sa vie? Qu'est-ce qui fait que je suis moi? Que faire de sa vie? Quel sens donner à l'accomplissement de soi? Et de manière générale les regrets que chacun peut entretenir au niveau de ses choix de vie- je pense que c’est clairement le premier film de Disney qui n’est pas fait pour les enfants. Et cela explique son échec. Il a échoué non pas parce qu’il est mauvais mais parce qu’il n’a pas trouvé son public. Le scénario nous emmène sur une fausse piste. Comme Joe, le protagoniste, nous croyons que notre raison d’être réside dans une passion ou un objectif à atteindre. Dans cette préexistence où les âmes se voient attribuer des traits de caractère, nous pensons qu’elles doivent trouver une vocation avant de rejoindre la Terre. Mais le personnage de 22, lui, rejette cette idée. Ni les plus grands noms de l’Histoire ni les discours inspirants ne le convainquent : c’est en vivant une existence simple, au contact des petites choses du quotidien, qu’il découvre son envie de vivre. Quand 22 occupe le corps de Joe, il goûte à une part de pizza, ressent le vent dans ses cheveux, écoute la musique dans la rue, parle avec un coiffeur. Ces sensations simples lui font réaliser que la vie vaut la peine d’être vécue, même sans accomplissement grandiose. Autrement dit : son pass pour aller sur Terre ne vient pas d’un but mais d’une étincelle, un émerveillement face à l’expérience même de vivre. Pixar a volontairement écarté l’idée que 22 obtienne son pass en découvrant une vocation parce que cela aurait envoyé un message trop déterministe du style : « Ta vie n’a de valeur que si tu trouves le bon but ou le bon métier. » Or, les réalisateurs voulaient montrer que la vie n’a pas besoin d’être justifiée par une grande mission. Beaucoup de films (y compris chez Disney) racontent qu’il faut suivre sa passion, accomplir son rêve, mais Soul casse ce schéma : 22 n’a pas de vocation précise, et c’est ok. Son envie de vivre naît de moments ordinaires, universels et accessibles à tous. Le film défend l’idée que la vie a de la valeur en elle-même, indépendamment de ce qu’on réalise. C’est ce qui rend la fin plus touchante : ce n’est pas un objectif qui donne envie à 22 d’aller sur Terre, mais la découverte que chaque instant peut avoir du sens. Le choix du héros est, lui aussi, intéressant : Joe n’est pas un homme désabusé ou matérialiste, mais un artiste passionné. Cela rend la leçon finale encore plus percutante. Ce n'est pas une vocation ou une passion que les jeunes âmes qui ne se sont pas encore incarnées recherchent pour se décider à venir sur Terre, mais une étincelle qui leur donne envie d'explorer la vie et pas un objectif à atteindre. On passe donc d'une vision qui aurait été extrêmement déterministe à quelque chose de beaucoup plus libre. La vie n’est pas une succession de cases à cocher ni un tableau de chasse d’accomplissements. Elle se résume à être, à savourer les instants simples et à se laisser surprendre. Au final, à travers cette histoire, Pixar évite le déterminisme pour célébrer la liberté de simplement être. Soul rappelle qu’on passe souvent notre vie à courir après des objectifs en oubliant de vivre. Et parfois, l’étincelle que l’on cherche se cache dans les choses les plus simples
Community Reviews
Public Opinion
6.1k reviews
7.8/10
4.3/5
Press4.2/5
Spect.Soul captivates with its profound exploration of life's meaning, blending jazz themes with a philosophical journey through the afterlife. The animation is praised for its innovative style, effectively visualizing abstract concepts. While the film resonates deeply with adults, reflecting on life's simple pleasures and existential questions, some feel it may not fully engage younger audiences due to its complex themes. Overall, it's celebrated for its emotional depth and unique narrative that challenges conventional storytelling.
👍 Innovative animation and deep philosophical themes
👎 May not fully engage younger viewers
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Synopsis
After landing the gig of a lifetime, a New York jazz pianist suddenly finds himself trapped in a strange land between Earth and the afterlife.
Reviews and Comments
1044 reviews14/20 sur Disney +
Franchement ça fait réfléchir de fou !!! Je recommande pour ceux qui veulent ce remettre en question
trop émouvant et pleins de sens
Une histoire prenante, une morale impactante, des jeux de lumière / musiques, une fin émouvante qui force à évoluer, très très beau film, j’ai vraiment adoré
Quand il ferme les yeux 👀
Noté 5/10 par Ana Meunie



